Il était une fois en AmériqueNous étions tout jeunes que papa nous disait déjà: « Gagner de l'argent c'est facile, l'économiser, c'est tout un défi. »
Puis je me suis retrouvé seul avec mes 21 ans au Canada. C'était en 1967. Il m'était impossible, même si j'étais diplômé, d'accéder à un bon emploi avec une rémunération supérieure au salaire minimum de 1,25 $ de l'heure, soit 50 $ par semaine.
Je demeurais dans un petit 21/2 dans l'Outremont des rêveurs, près de l'avenue du Parc et Van Horne - la porte d'entrée de l'autre Outremont.
J'avais un travail rue Crescent, près de Sainte-Catherine. Le prix du billet d'autobus était de 8 sous: 10 billets par semaine coûtaient un gros 0,80 $! Je me disais que je pouvais les économiser et me permettre ainsi des achats plus importants et peut-être mieux aider mes parents en Italie, qui attendaient de me rejoindre au Canada. J'ai alors lancé un défi aux deux autobus que je devais prendre pour me rendre au travail. Je courais à leur côté. J'étais plus vite qu'eux. Ceci m'a très motivé à économiser les 0,80 $ par semaine, mois après mois, en été comme en hiver. Le dimanche, je me payais un billet et j'apprenais à connaître Montréal. J'ai acheté une première auto usagée quand mon travail s'est trouvé à 160 kilomètres d'une belle Abitibienne qui m'avait fait perdre la raison. Papa nous avait montré comment fermer la lumière quand on quittait une pièce. Et le chauffage était à 18oC sauf à Noël, alors qu'on se permettait un gros et chaleureux 22o . À table, il fallait vider l'assiette non seulement pour faire honneur à maman, mais surtout par respect pour les millions de gens affamés. Ces simples principes m'ont aidé à vivre heureux avec ce que j'ai, tout en pensant à demain.
Alberto Paris, GranbyLe seuil critiqe des 1000 $J'évite de payer des frais bancaires pour mes transactions, les chèques par exemple, en gardant un solde minimum de 1000 $ dans notre compte de banque. En faisant ceci, je ne paie jamais de frais bancaires et je ne m'empêche pas d'effectuer toutes les transactions requises pour une saine gestion.
Ginette Bouchard, BoisbriandÀ fond le fonds de travailleurComme j'ai de la difficulté à économiser suffisamment pour cotiser pleinement à mon REER, j'utilise les fonds de travailleurs. Avec un taux d'imposition autour de 40 % et avec le crédit de 30 % que procure ce genre de fonds, il ne m'en coûte en réalité que 1500 $ d'épargne pour une cotisation de 5000 $. Puisque mon employeur accepte de me donner les crédits sur ma paie, je ne verse que 58 $ sur chacune de mes 26 paies. Si on ajoute l'impact de plusieurs points de pourcentage sur divers programmes comme les remboursements de TPS ou TVQ, crédits d'impôt foncier, soutien à la famille ou prestations fiscales pour enfants, le coût de 30 % peut aisément fondre à 20 % ou moins.
Jeannot Vachon, QuébecÀ la fortune du potMon petit truc: quand on rentre à la maison, on place sa monnaie dans un petit pot. Et une fois par semaine, quand on revient de la banque, on ajoute à la cagnotte un petit 20 $, ni vu ni connu. Au bout du mois, on dépose la somme dans un compte séparé, du genre épargne stable ou compte REER. Résultat: près de 150 $ sans que l'effort n'ait paru. Au bout de l'année, on a épargné 1800 $.
Claude HurtubiseTaux variables: versements fixesAvec une hypothèque à taux variable, on peut verser des paiements correspondant à un taux de 6 % alors que le taux réel est de 3 %. L'excédent réduit directement le capital et protège contre les éventuelles hausses de taux. Sur une hypothèque de 140 000 $, cette stratégie procure un rabais de près de 4000 $ la première année.
Stéphane HacheyCafé équitablePour économiser, je coupe sur le café et les muffins du resto, je ne vais pas au restaurant pour dîner et je réussis à mettre de côté 40 $ par semaine dans un compte d'épargne. Mon chum et moi nous sommes ainsi offert une croisière. Ça fonctionne quand on a un objectif.
Claudette Desrosiers, Saint-EustacheTu seras un homme, mon filsLa semaine dernière, mon fils m'a remis sa carte de guichet. Nous avons convenu que je diminuerais le montant d'argent de poche que je lui remets hebdomadairement et je verse la différence directement dans son compte. Pour lui, ça représente 10 $ par semaine en épargne supplémentaire et il s'oblige à faire ses lunchs.
Geneviève Hogue, MontréalVive les coupons, rabaisJ'utilise les coupons rabais. À chaque dimanche, je me fais un devoir d'éplucher les circulaires pour voir où sont les meilleurs rabais d'épicerie pour ma famille et planifier les menus de la semaine en conséquence.
Je maintiens une liste d'achat à long terme pour les biens durables ou les cadeaux, et j'attends que l'article convoité vienne en solde.
J'effectue certains achats en promotion selon une liste de prix que JE juge avantageux. En effet, je ne paie jamais plus de 25 cents pour un rouleau de papier de toilette, 50 cents pour une boîte de mouchoirs, 99 cents la livre pour une dinde surgelée.
Stéphanie Charbonneau, LavalMettre la pédale douceDepuis un an j'ai délaissé la voiture pour le transport en commun et le vélo pour me rendre au travail. Je n'utilise la voiture que pour quelques commissions pendant les fins de semaines et pour les longs déplacements. On peut facilement évaluer mes économies de la dernière année entre 2000 $ et 3000 $. Deux heures de vélo pour l'aller-retour au travail, de quoi garder la forme et économiser les abonnements chez Nautilus.
Jean-Roch Hudon, MontréalL'hypothèque perpétuelleNous avons acheté une maison en 1989, avec une hypothèque de 110 000 $ à 11,5 % d'intérêt, ce qui représentait des paiements de 275 $ par semaine. Une fois cette dette remboursée, nous avons maintenu ce même poste de dépense, mais cette fois-ci pour le déposer dans notre REER, que nous avions négligé lorsque nous avions une hypothèque à payer.
Le remboursement d'impôt passe en budget de rénovation pour la maison qui vieillit au même rythme que nous!
Linda Lauzon, LaPrairie10 $ pas vus, 10 $ pas dépensésJ'ai demandé à mon institution financière de faire un transfert de 10 $ par semaine dans un compte secondaire. Cela ne paraît pas vraiment, mais au bout de l'année, on accumule 520 $. C'est fou comme on peut accumuler de l'argent rapidement sans vraiment toucher à notre roulement quotidien.
Suzie Adam, NapiervilleVoiture d'occasion à ne pas manquerLa dépense qui peut vous appauvrir le plus, c'est l'achat d'une voiture neuve. Pensez y: elle se déprécie de 30 % la première année puis de 17 % et 16 % les deux suivantes. Au total, 63 % de perte de valeur après trois ans. Achetez plutôt une auto vieille de trois ans et gardez-la six ou sept ans. À cinq reprises dans une vie active, ça représente au bas mot 60 000 $ plus les intérêts, une somme qui sera plus utile dans votre capital de retraite que dans les poches des manufacturiers.
Jacques Leduc, TerrebonneLa vertu budgétaireLe premier truc consiste à se faire un budget annuel en deçà de nos revenus disponibles... et de s'y tenir! Le budget pour la bouffe en est un bel exemple car il est tellement facile de le gonfler de 20, 30, 40, 50 %, il n'y a qu'à se laisser aller un tout petit peu. Le seul moyen de contrôler ce poste de dépense est de le budgéter, c'est-à-dire de le déterminer à l'avance. Ainsi, si au lieu de consacrer 300 $ par semaine à la bouffe, je m'efforce de m'en tenir à 250 $, je viens de dégager suffisamment pour cotiser 2500 $ par année à mon cher REER.
Ah, vertu, quand tu nous tiens!
Guy Désilets, MagogDERRIÈRE TOUTE GRANDE ÉCONOMIE, IL Y A UNE FEMMEQuand on parle économie avec beaucoup d'hommes, on se rend bien compte qu'ils aiment parler de « grosses affaires ». Loin d'eux les économies de « coupons du marchand », les rabais d'épicerie, le retour des canettes et les petits dépôts à 20 $. Non, pour parler économie, il faut souvent chiffrer dans les 100 $! Sous ce montant, on fait rire de nous. Je ne dis pas que tous les hommes sont comme ça, mais je dois bien avouer que cela semble, du moins autour de moi, le lot des femmes de surveiller les façons d'épargner sur le budget familial, dans les petits gestes de chaque jour.
Dans une société de consommation où on est toujours à la course, il est facile de tomber sous le charme des biens tout pensés d'avance pour nous: les emballages individuels pour les lunchs des enfants, les paquets de bacon précuits... Mais à quel prix! Le problème, c'est que nous élevons nos enfants à s'habituer à cette facilité et qu'une fois à la maison, ils ne font plus l'effort de se verser un verre de jus à même le gros contenant de 2 litres. La boîte à boire individuelle apparaît beaucoup plus conviviale. Pas besoin de mettre son verre au lave-vaisselle... On n'a qu'à remplir la poubelle.
Quand on consacre une heure à bien effeuiller les circulaires, on se rend compte qu'on peut très bien planifier ses achats en payant le prix minimum pour ses victuailles. Cela veut dire se prémunir d'un congélateur pour mettre les viandes en spécial en réserve pour les quelques semaines à venir. Cela veut dire acheter les papiers de toilettes, essuie-tout, savon à laver en quantité suffisante pour pouvoir en avoir jusqu'au prochain solde et ne jamais avoir à payer le plein prix. J'achète peu chez Costco, Wal-Mart et cie. Je trouve que je fais mieux en surveillant les circulaires. On se rend compte en bout de ligne qu'on réussit à manger des mets qui sont parfois considérés comme luxueux, comme les fruits de mer, saumon fumé, T-bones et crevettes... presque aussi souvent qu'on en aurait envie. Pas si mal, la vie d'économe, n'est-ce pas?
Suzie Béliveau, GranbyLes bénéfices d'une bonne ententePourquoi ne pas s'entendre avec ses parents et amis afin de limiter le prix et la fréquence des nombreux cadeaux annuels?
Clément Girard, JonquièreConseil de familleJe viens d'une famille nombreuse et mon père m'a un jour donné ce conseil, toujours d'actualité pour moi: « Quand tu veux acheter quelque chose, pose-toi ces deux questions. En as-tu besoin? Si oui, as-tu l'argent pour payer? » Je vous jure que les choix s'en trouvent plus faciles à orienter.
Géraldine QuesnelCourses à piedLorsque je dois sortir, je planifie mes déplacements avec l'auto et je regroupe mes courses. De même, je fais à pied toute course de moins de deux kilomètres.
Berthe Lacelle, Pointe-FortuneRègles d'orRègle un: ne jamais rien mettre sur une carte de crédit si on n'a pas l'argent pour le payer.
Règle deux: toujours payer le solde de la carte de crédit en entier. Si vous n'êtes pas capable de le faire, relire la première règle.
Anne LazaridèsÉPARGNE PÈRE ET FILSMon père avait mis au point une méthode très particulière pour accumuler quelques petites économies. Il me demandait de dessiner sur une grande feuille quatre damiers de 25 carrés chacun. Il m'invitait ensuite à l'accrocher au dos de la porte des toilettes, pour qu'on puisse le voir régulièrement. De temps en temps, il sortait de sa poche un 10$ et il me demandait d'aller colorier un petit carré au tableau - chaque fois une véritable joie.
J'ai appris de cette façon la retenue, car je rêvais de tout remplir et j'attendais avec impatience. Parfois, mon père sortait trois billets, et c'était la fête. Je voyais progressivement le tableau se remplir et j'étais fier de lui, et de moi car je participais à l'aventure avec l'assurance que nous ne manquerions jamais de rien.
Comme il lisait beaucoup, il insérait au fur et à mesure les billets entre les pages de livres, comme des signets, et très jeune, grâce à lui, j'ai commencé à dévorer les livres. Lorsqu'un damier était plein (25 carrés: 250$), il m'emmenait avec lui à la banque pour déposer la somme. Devant le comptoir, j'étais sur la pointe des pieds, et pas peu fier de nous.
Gérard Bochud, FrelighsburgDURE ÉPOQUE, DOUCE RETRAITEJe suis une arrière-grand-maman qui a travaillé très fort avec son mari dans un commerce de restauration pendant 36 ans. Quand j'avais un budget très serré (pauvre), je mettais les quelques 50 que le hasard me procurait dans une boîte de conserve fermée, avec une fente. Quand elle était pleine, je déposais le contenu à la banque dans un compte spécial pour les économies, à ne jamais toucher. Sur les conseils de mon mari, j'ai acheté un fonds commun avec paiement de 50 $ par mois. Et après neuf ans, ce 5400 $ était devenu 9600 $. Après 55 ans de ce régime - achat d'obligations, de certificats garantis, d'actions -, j'ai fait une très belle vie avec le budget qu'il me restait et je me suis préparé une retraite plus que confortable.
Louise M. Collettesursa:
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