Lui Mariusiancu, in casa caruia a venit un copil anul trecut.
Din:Como nasceram as estelas- Doze lendas brasileiras, Clarice Lispector, ed. bilingue, illustrations originales de Heloisa Novaes, 2005, Des femmes.
O culegere de 12 legende braziliene, pentru fiecare luna a anului cate una. Pentru luna decembrie, aceasta:
Dezembro
Na manjedoura estava calmo e bom.
Dans l’étable tout était calme et chaleureux.
Era de tardinha e ainda nao se via a estrela-guia. Por enquanto a alegria serena de um nascimento – que sempre renova o mundo e o faz començar pela primeira vez – por enquanto a alegria suave pertencia apenas a uma pequena familia humilde.
C’était la fin du tantôt et on ne voyait pas encore l’étoile-guide. Pour l’instant, la joie sereine d’une naissance- qui renouvelle toujours le monde et le fait commencer pour la première fois-, pour l’instant la joie sereine n’appartenait qu’à une petite famille humble.
Alguns outros sentiam que algo acontecia na terra, mas ver, ninguém via ou ao certo sabia. Na tarde ja escurecida, na palha cor de ouro, tenro como um cordeiro, refulgia o menino, tenro como um cordeiro, refulgia o menino, tenro como o nosso filho.
Certains autres sentaient que quelque chose se passait sur la Terre, mais voir, personne ne voyait ni ne savait quoi au juste. Dans la pénombre, dans la paille dorée, tendre comme un agneau, resplendissait l’enfant, tendre comme notre fils.
Bem de perto a cara de um boi e outra de jumento olhavam. E esquerendavam o arc om o halito do corpo. Era depois do parto, e tudo umido repousava, tudo umido e moron respirava.
À ses côtés, un boeuf et un âne, tout yeux, réchauffaient l’air avec l’haleine de leur corps. L’enfant venait de naître et tout humide encore reposait, tout humide et tiède respirait.
Maria descansava o corpo cansado- sua tarefa no mundo e diante dos povos e de Deus seria a de cumprir o seu destino, e ela agora repousava e olhava a criança doce. José de longas barbas, ali sentado, meditava, apoiato no seu cajado : seu destino, que era o de entender, se realizara.
Marie détendait son corps fatigué- sa tâche dans le monde et à la face des peuples et de Dieu consisterait à accomplir son destin, et maintenant elle reposait et regardait l’enfant si doux. Joseph, à la longue barbe, assis à côté d’elle, méditait, appuyé sur son bourdon : son destin, c’est-à-dire comprendre, s’était réalisé.
O destinao da criança era o de nascer.
Le destin de l’enfant, c’était de naître.
Ouvia-se, como se fosse no meio da noite calada, aquela musica de ar que cada um de nos ja ouviu e de que é feito o silêncio. Era extremmamente doce e sem melodia, mas feita de sons qu poderiam se organizar em melodia. Flutuante, ininterrupta. Os sons como quinze mil estrelas. A pequena familia captava a mais primaria vibraçao do ar- como se o silêncio falasse.
On entendait, comme venue du cœur de la nuit silencieuse, cette musique aérienne que chacun de nous a déjà entendue et dont est fait le silence : extrêmement douce et sans mélodie, mais composée de sons qui pouvaient devenir mélodieux. Flottante, ininterrompue. Les sons comme quinze mille étoiles. La petite famille captait la plus élémentaire vibration de l’air- comme si le silence parlait.
O silêncio do Deus grande falava. Era de um agudo suave, constante, sema restas, todo atraverssado por sons horisontais e obliquos. Milhares de ressonancias tinham a mesma altura e a mesma intensidade, a mesma ausência de pressa, noite feliz, noite sagrada.
Le silence de Dieu infini parlait. Aigu mais suave, constant, sans aspérités, entièrement traversé par des sons horizontaux et obliques. Des milliers de résonances avaient la même hauteur et la même intensité, la même absence de hâte, douce nuit, sainte nuit.
E o destino dos bichos ali se faiza e refaiza : o de amar sem saber que amavam. A doçura dos brutos compreendia a inocência dos meninos. E, antes dos Reis, presenteavam o nascido com o que possuiam : o olhar grande que eles têm e a tepidez do ventre que les sao.
Et là le destin des animaux se faisait et se refaisait : celui d’aimer sans savoir qu’ils aimaient. La douceur des brutes comprenait l’innocence des enfants. Et, avant les Rois, ils offraient au nouveau-né ce qu’ils possédaient : le grand regard qu’ils ont et ka tiédeur du ventre qu’ils ont.
Este menino, que renasce em cada criança nascida, iria querer que fôssemos fraternos diante da nossa condiçao e diante de Deus. O menino iria se tornar homem e falaria.
Cet enfant, qui renaîtra en chaque nouveau-né, allait exiger que nous soyons fraternels face à notre condition et aux yeux de Dieu. L’enfant allait devenir un homme et parlerait.
Hoje em muitas casas do mundo nasce um Menino. E, como se nao bastasse, espouca no ar como champanhe o borbulhante Ano Novo.
Aujourd’hui dans d’innombrables maisons du monde naît un Enfant.
Et comme si cela ne suffisait pas, fuse dans l’air comme du champagne le pétillant Nouvel An.